Brins de Folie

Littérature, poésies, coup de geules, pensées. Tristesse, joie, volonté, absurde. Méli-mélo de choses, d'idées. Brins de Folie est tout ça ou bien rien. A vous de voir...

14 novembre 2009

La majorité c'est la Liberté de :

Fumer.
De boire.
De s'endetter.
D'être son tuteur.
De choisir sa propre valeur
De conduire, de voter, d'être actif.
Liberté de choisir de vivre ou de mourir.
D'être responsable ou esclave, patron ou ouvrier.
De choisir de ne pas avoir le choix, de choisir d'aimer ou de détester.
Théoriquement être majeur c'est avoir le droit de faire des erreurs, de prendre de la marge.
Pratiquement tout le temps, être majeur c'est l'occaz' de faire une grande fête, avec des cadeaux.
Juridiquement, c'est pouvoir avoir des belles peines de prisons, plus longues.
Socialement, on est adulte, on doit se comporter comme tel.
Mentalement on a pas trop changé depuis la veille.
Avoir 18ans ne donne pas assez de pouvoirs
Pour changer ce que l'on est
Ni assez pour rester
Ce que l'on a
Toujours
Été.

Posté par Maeglyr à 15:53 - Divaguations - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2009

L'homme aime son confort. Il le protège.
Ainsi on ne trouve pas gênant de mettre des prises anti-moustiques.
Ça les tue, c'est efficace. Les piqures de moustiques, c'est très désagréable.

Le capitaliste aime son confort. Il le protège.
Ainsi on ne trouve pas gênant de bafouer les droits de l'Homme.
Ça les tue, c'est efficace. Les ouvriers qui pensent, c'est très désagréable.

Posté par Maeglyr à 13:51 - Pensées stériles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2009

Jean-Jean et Nico-Nico sont dans un bâteau...

Le grand sujet politique du moment : la candidature de Jean Sarkozy à l'EPAD. Le grand scandale du moment, devrais-je dire. Je ne voudrais pas tomber dans un débat déjà usé, où les arguments planent mais n'atterrissent pas, où les deux partis sont fermement implantés dans leurs convictions que l'autre bah il est bouh méchant, mais plutôt adresser des remerciements à Jean Sarkozy (et puis au père de cet enfant, s'il nous écoute, et à toute la famille).

Remercions Jean Sarkozy, grâce à lui -- et je me fie à une presse sérieuse et consciente des problèmes de notre monde -- le conflit israëlo-palestinien s'est calmé, on ne meurt plus de faim, ni du SIDA, ni du cancer, les magouilles financières ont stoppés net et, suprême réalisation, toutes les être humains sont heureux, alphabétisés, riches et en bonne santé. Remercions Jean Sarkozy, car le monde est idyllique depuis que cette affaire est rationnellement l'affaire la plus grave de ce mois dernier.

Remercions le encore une fois. Merci. Et maintenant, chers citoyens-spectateurs, préparez vous à vous lever, à applaudir le plus fort possible et criant "Une autre, une autre, une autre !" en direction du coach de ce prodige, qui a tout fait, qui a tout organisé, qui s'est défoncé pour ce spectacle exceptionnel. Merci Nico !

Mais bon vous avez encore le temps, le rappel : c'est pour 2012.

Posté par Maeglyr à 22:55 - Absurdités - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 octobre 2009

Jeudi 25 Septembre.

Maeglyr, en direct d'Aix-en-Provence.
9h15, il y a des travaux de terrassement dans ma tête et la rue est pleine à craquer d'Epictètes. Liberté, liberté, liberté, qu'en dit la rue ? "Est libre celui qui vit à sa guise, celui qu'on ne peut ni contraindre, ni empêcher, ni violenter, celui dont les propensions ne sont point entravées, dont les désirs se réalisent, dont les aversions ne subissent point d'échec."

Qui est libre ? Qui le peut ? Qui le veut ? Et si personne ? Que deviendrait les combats pour la Liberté ? Des orphelins ? A quoi servirait toutes ces tours de Babel, jetées au ciel, échafaudées sur l'espoir d'une accessible étoile ? Des batailles gratuites, juste bonne à bonifier sa conscience, des amas de pierres et de bois vacillants sous l'inutilité.

Faudrait il entreprendre des politiques de relances intellectuelle ? Retrancher l'intouchable à la liberté. La rabaisser...pardon, l'amener à notre niveau. Politique de rigueur des idées ! Mâchouillons nos utopies, rangeons nos rêves, faisons des concessions. Réduire la Liberté ? La blague... c'est un idéal, notre but n'est pas de l'atteindre, mais d'y tendre.
    C'est là la source de mes interrogations.
Tendons-y, mais dans quelle direction ? Je pourrais être le meilleur cycliste au monde (si si je pourrais) si je me pointe à Malte pour le concours du meilleur beignet à la framboise, je ne gagnerais jamais le  Tour de France.

Mais si nul n'a jamais participé au Tour de France et que nul n'est jamais allé en France, qui pourra m'aiguiller pour que je rectifie mon erreur ? Sans définition de sa complexité, sans preuves, sans apports étrangers, sans documents fiables, je ne peut envisager ma quête de cette Liberté. Non que je m'y refuse : je le désire (quoique, ne la connaissant pas, peut être est-ce seulement son mystère qui m'attire qui m'attire), mais je n'ai pas les capacités de me diriger vers elle.

Donc : tâtonnons. Tendons (gaffe aux tendinites mentales). Malheureusement ma morale, et la morale commune, risque de me gêner pour exploiter toutes les possibilités. Chaque monde, chaque culture, chaque foi, chaque doctrine, même officieuse, même celle que nous développons au fin fond de nous, égoïstement pour nous vivre (et nous survivre), est persuadé que SA voie est parfaite, est bonne, est claire et efficace.

    Que choisir ? Et si la recherche de la liberté admettait que le monde soit barbare, inégal, injuste, barbare ou fou ? Peut être qu'elle n'est pas compatible avec les autres recherches, les autres êtres. A partir de là, la recherche de la liberté de tous est contradictoire et impossible car chaque exception, chaque concession, chaque abdication en faveur d'autrui nous en éloignerais. Je vois actuellement 2 solutions. La première serait qu'il soit possible d'attribuer un espace vital à chacun suffisant à l'épanouissement personnel (donc un espace sans entraves). La seconde serait qu'on permette cette recherche qu'à un certain nombre d'individus, tout les autres étant dévoués aux premiers (et à leur cause).

Pour la première solution se pose la question de l'estimation de l'espace vital nécessaire, pour la seconde solution, de multiples exemples nous prouvent que l'esclavage flatte l'orgueil des esclavagistes (ou maîtres), les rend dépendants de l'esclave et par là même les éloignent de la liberté.

Une autre idée me vient, qui serait plutôt une non-solution : libérons nous de la liberté et vivons dans le meilleur des mondes !

Jeudi 1 Octobre 2009.

Posté par Maeglyr à 14:31 - Pensées stériles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2009

Epictète, "De la liberté".

[Dialogue inventé entre Agamemnon et Epictète.]
"Ils vont périr sous les coups des Troyens !
_Mais si les Troyens ne les font point périr, ne mourront-ils point, peut-être ?
_Si, mais pas tous à la fois.
_Où donc est la différence ? Car si mourir est un mal, que ce soit tous à la fois ou l'un après l'autre, c'est également un mal.


[Ici les choses sont tout ce que l'on peut posséder, maison, habits, esclaves, faveurs, titres, etc.]
"Dès lors que aimons, haïssons, redoutons ces différences choses, il est fatal que ceux qui ont pouvoir sur elles soient notre maître."


"Ce qu'il n'est pas en ton pouvoir de te procurer ou de conserver à ta guise, cela t'es étranger. Tiens-en toi loin, non seulement tes mains, mais, par dessus tout, ton désir ! Sinon, tu t'es livré toi-même à l'esclavage, tu as courbé ton cou sous le joug, si tu tes laisses fasciner par ce qui n'est pas à toi, si tu t'attaches à ce qui dépend d'un autre et qui est périssable."

Posté par Maeglyr à 10:46 - Citations et Définitions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2009

Bebealien, critique de film et réalisateur

Aujourd'hui, découvrons le site de Bebealien, le critique extraterrestre de cinéma. N'étant pas humain lui-même, il se permet (assez régulièrement) de juger de la qualité des films sortant en France (en général). Il est à noter qu'il a un penchant plutôt MichaelBayesque mais il réussit à dégoter des films de qualité.

Son site, c'est par ici.

En outre il a lui-même réalisé un court-métrage, qu'il a mit à disposition assez récemment. 10 min de vidéo très bien faite, un beau travail d'image et une actrice prometteuse : ici.

Posté par Maeglyr à 15:14 - Divaguations - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2009

Une fontaine de haine ou une idée mal finie.

Ça fait longtemps que... non.
Ça fait longtemps que...j'ai rien mit sur le blog.
Manque d'idées, enfin, manque de fin d'idées.
J'arrive même plus à revoir mes poèmes.
Tant pis, lançons ça comme ça.

"Je suis source de haine,
Source de pouvoir.
Si je tombe, sans peine,
Cent Moi jaillissent du noir.

    Inlassable et joyeux,
    Prisonnier de vos âmes,
    Je me libère, mille feux
    Consommant hommes et dames.

Derrière toi, dans les autres,
Je vit, je tue, je pleure.
Souffle, amie, voici l'Entracte.
Mémorise ce rire moqueur !

    Il n'est pas sans rappeller
    Le bruissement des billets
    Tu demandes du pain, prend donc !
    Et admires le Jeu des grands joncs :

Ils se tortillent
Se détortillent
Mais jamais vivant
Ne change d'emplacement."

Posté par Maeglyr à 21:58 - Envolées lyriques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Brenda dans la série 'Six Feet Under'

Quand on perd sa femme ou son mari, alors on devient veuf ou veuve.
Quand on est enfant et qu'on perd ses parents, on devient orphelin.
Mais quel mot utilise t'ont pour un parent qui perd un enfant ?
Je crois que c'est quelque chose de si effroyable qu'il en existe aucun.

Posté par Maeglyr à 21:53 - Citations et Définitions - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2009

Pour faire semblant d'écrire : 3 citations

"Quatre pierre empilées dureront plus longtemps que tes rêves et se dresseront encore quand tes descendants auront oubliés que tu vivais ici."  Robin Hobb


"L'Histoire n'est pas plus figée ni morte que l'avenir. Le passé est tout près : il
commence à la dernière respiration qu'on a prise."
Robin Hobb 


"Le caractère du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe
pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui.
" Karl Marx

Posté par Maeglyr à 00:48 - Citations et Définitions - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2009

Parfois l'ambition se pose.
Se repose.
Les vers retournent à la Terre.
On n'y pense plus trop, c'est un souvenir.
On dit : "J'écrit plus."
Il peut en passer du temps avant de s'y remettre.
Moi il m'a fallu deux airs de guitares, de la terre battue est des tentes pour
me relancer un peu là dedans. Et puis revenu du camping j'ai vu un dessin de Tim.
Avec sa bénédiction, je vous fait part de ma réaction à son dessin.

A Tim.

Pieds et Ruines.
Châteaux de sable
Qui basculent
Lentement, flottent.

Piétés. Ruines
En forme de fables,
Qui bousculent
L'enfant, qui tremblote.

Petit lit mauve,
Sur fond de feutre,
Pousse les chaussures
Du gamin, qui s'en va...

Et résiste.

Posté par Maeglyr à 19:53 - Envolées lyriques - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »