03 novembre 2009
L'homme aime son confort. Il le protège.
Ainsi on ne trouve pas gênant de mettre des prises anti-moustiques.
Ça les tue, c'est efficace. Les piqures de moustiques, c'est très désagréable.
Le capitaliste aime son confort. Il le protège.
Ainsi on ne trouve pas gênant de bafouer les droits de l'Homme.
Ça les tue, c'est efficace. Les ouvriers qui pensent, c'est très désagréable.
03 octobre 2009
Jeudi 25 Septembre.
Maeglyr, en direct d'Aix-en-Provence.
9h15, il y a des travaux de terrassement dans ma tête et la rue est pleine à craquer d'Epictètes. Liberté, liberté, liberté, qu'en dit la rue ? "Est libre celui qui vit à sa guise, celui qu'on ne peut ni contraindre, ni empêcher, ni violenter, celui dont les propensions ne sont point entravées, dont les désirs se réalisent, dont les aversions ne subissent point d'échec."
Qui est libre ? Qui le peut ? Qui le veut ? Et si personne ? Que deviendrait les combats pour la Liberté ? Des orphelins ? A quoi servirait toutes ces tours de Babel, jetées au ciel, échafaudées sur l'espoir d'une accessible étoile ? Des batailles gratuites, juste bonne à bonifier sa conscience, des amas de pierres et de bois vacillants sous l'inutilité.
Faudrait il entreprendre des politiques de relances intellectuelle ? Retrancher l'intouchable à la liberté. La rabaisser...pardon, l'amener à notre niveau. Politique de rigueur des idées ! Mâchouillons nos utopies, rangeons nos rêves, faisons des concessions. Réduire la Liberté ? La blague... c'est un idéal, notre but n'est pas de l'atteindre, mais d'y tendre.
C'est là la source de mes interrogations.
Tendons-y, mais dans quelle direction ? Je pourrais être le meilleur cycliste au monde (si si je pourrais) si je me pointe à Malte pour le concours du meilleur beignet à la framboise, je ne gagnerais jamais le Tour de France.
Mais si nul n'a jamais participé au Tour de France et que nul n'est jamais allé en France, qui pourra m'aiguiller pour que je rectifie mon erreur ? Sans définition de sa complexité, sans preuves, sans apports étrangers, sans documents fiables, je ne peut envisager ma quête de cette Liberté. Non que je m'y refuse : je le désire (quoique, ne la connaissant pas, peut être est-ce seulement son mystère qui m'attire qui m'attire), mais je n'ai pas les capacités de me diriger vers elle.
Donc : tâtonnons. Tendons (gaffe aux tendinites mentales). Malheureusement ma morale, et la morale commune, risque de me gêner pour exploiter toutes les possibilités. Chaque monde, chaque culture, chaque foi, chaque doctrine, même officieuse, même celle que nous développons au fin fond de nous, égoïstement pour nous vivre (et nous survivre), est persuadé que SA voie est parfaite, est bonne, est claire et efficace.
Que choisir ? Et si la recherche de la liberté admettait que le monde soit barbare, inégal, injuste, barbare ou fou ? Peut être qu'elle n'est pas compatible avec les autres recherches, les autres êtres. A partir de là, la recherche de la liberté de tous est contradictoire et impossible car chaque exception, chaque concession, chaque abdication en faveur d'autrui nous en éloignerais. Je vois actuellement 2 solutions. La première serait qu'il soit possible d'attribuer un espace vital à chacun suffisant à l'épanouissement personnel (donc un espace sans entraves). La seconde serait qu'on permette cette recherche qu'à un certain nombre d'individus, tout les autres étant dévoués aux premiers (et à leur cause).
Pour la première solution se pose la question de l'estimation de l'espace vital nécessaire, pour la seconde solution, de multiples exemples nous prouvent que l'esclavage flatte l'orgueil des esclavagistes (ou maîtres), les rend dépendants de l'esclave et par là même les éloignent de la liberté.
Une autre idée me vient, qui serait plutôt une non-solution : libérons nous de la liberté et vivons dans le meilleur des mondes !
Jeudi 1 Octobre 2009.
01 juin 2009
Blague du jour
Aujourd'hui, c'est le premier juin.
D'autres suivront.
Edit : attention, une réflexion
philosophique n'est pas caché dans
cet article, seras tu la créer en commentaire ?
08 mai 2009
Comme quoi
Des brins de folie traînent dans la Toile et ne sont pas de mon fait, le dernier en date (que j'ai rencontré, évidement) regroupe trois idées : UMP, populaire et arbre.
Etant donné la concertation des efforts pour faire aboutir le Grenelle de l'Environnement, ils devront bientôt remplacer leur feuillus emblème par un simulacre en béton.
Quand au côté Pop, j'attends le prochain discours du président avec The Beatles comme fond sonore.
Pour finir : les jeunes sont cons, c'est bien connu.
28 avril 2009
Rien de nouveau
"C'est malheureux, m'as dit un vieillard savant,
mais être heureux c'est un travail à plein temps"
Aujourd'hui rien de nouveau sous la pluie provençale. Une crise économique mondiale, une crise de nerfs présidentielle, une loi non-HADOdéPItée, des noirs au pouvoir, des blancs à l'usine, des femmes à la cuisine et surtout le plus important : le bonheur est dans votre caddie. Caddie, cadeau. Cadeau gratuit en costard-cravate, présent présentable qui demain sera du passé. Code de bonne conduite d'entreprise unilatéral, t'es pauvre tu fermes ta gueule.
T'es pauvre mais tu consommes, le capitaliste rit de bon coeur, qu'il a bien gras (attention au cholestérol), car malgré ses exactions, ses abus (jusqu'à plus soif), ses odieux trafics, les conditions de travail des esclaves sous sa botte, malgré sa lâcheté, sa bassesse, son ignominie dénoncée, balancée, criée dans tout les journaux...il mange, il dort, satisfait. Qu'attendons-nous ? Une remise en question de personnes intouchables ? Astérix se remet-il en question, protégé qu'il est par la potion magique ? Ne se dit il pas que les pauvres Romains qu'il boxe à longueur de journée, ont femmes et enfants, qu'ils ne sont là que par la Loi de l'Empereur (ou par celle du Marché) ? D'ailleurs le chef, parlons en. César. Ah qu'on est moins glorieux, face à lui, là Astérix ne boxe pas, il se moque tout au plus, voire sympathise. Mais jamais, ô grand jamais il ne l'attaque. Non c'est plus facile de tabasser les légions romaines du nord ouest.
Plus facile. Et pendant ce temps là, quand il fracasse les légions, il rit. La bonne humeur est de mise et à la fin de l'histoire on se réunit autour d'un banquet et on fête notre inlassable victoire. L'armée de réserve des pauvres, des esclaves, des légionnaires se régénére d'elle même. A peine suffit-il de balancer quelques copeaux de leur travail pour les voir se jeter dessus, tirant juste assez de substance de ces mets pour se reproduire.
Ah mais que je suis mesquin.
Voyons Hérisson, c'est fini Marx, faut arrêter. Maitenant il y a le SMIC, les ASSEDIC, la Sécu, les travailleurs ont tout de même de meilleurs conditions de vies. Evidemment (en France), physiquement. Mais moralement, rien n'a changé. Oh, bien sûr, le temps libre existe. Le temps d'être libre d'être hébété de pub, qu'on ne peut éviter, même en éteignant la télé. Internet, télé, radio, même les voyages n'en sont pas exempt (panneaux, c'est nouveau y'en as même des clignotant maintenant). Ce qu'on prône c'est l'anti-pensée, l'anti-idée. Ne réfléchissez pas, des gens plus intelligents le font pour vous. Les slogans, leader de ce phénomène, ont pour seul but de nous matraquer la tête de leur formules aseptisés : "Trois lots achetés, le 4ème à moitié prix", "Ensemble, tout devient possible", "Parti mou, pour un monde mou", "Il a Free, il a tout compris", utilisés par tous, partout même par des gens qui paraissent normaux, qui paraissent normaux, qui paraissent normaux, ces slogans qui sont répétés, répétés, répétés, nous pourrissent le crâne de leurs messages non-voulus, de leurs messages non-voulus.
Physiquement c'est autre chose, on travaille moins et moins durement, en général... C'est un progrès, mais certainement pas à mettre au crédit des capitalistes. C'est de maigres relents humanistes qui nous ont fait progresser.
NI REGLES NI ENTRAVES, LE MARCHE/L'HOMME DOIT SE REGULER PAR LUI MEME !! On croirait entendre des anarchistes. Non ce sont les libéraux libérés de tout complexes. Minces et fiers, braves et ambitieux, ah les divins requins des temps modernes, ceux qui ont troqués leurs idéaux contre un petit attaché-case. Ceux là n'attendent pas un quelquonque surfer venu se perdre au large. Non, leurs proies sont des stalactites, qui reposent tranquille au fond d'une caverne et qu'ils viennent casser avec un bâton.
Mais les patrons, les patrons. Ah oui, les patrons. Les Grands Méchants. Les Salauds. Non, encore le piège de la facilité. Dommage, ça marchait bien...ils nous exploitaient, corps et cerveau, c'étaient des brutes sans coeur, déshumanisés, des mutants, des abominations. Hérauts du Capitalisme, il fallait les combattre à mort, les exterminer pour qu'enfin arrive une ère d'égalité.
Non, trop facile, on luttait contre des êtres dénués d'empathie et de sentiments. C'était une lutte moralement confortable : on se donnait une bonne conscience. Ah frêles patrons, ah petit PDG parachutés, ah petits loups aux dents trop longues pour ne pas blesser la Mère qui les nourrit. Mais qui a affûté ces dents ? Qui tend la gorge ? "Il n'y a, parfois, de maître que parce qu'il y a l'esclave" dixit La Boétie.
Victime de nous même, de nos folies dépensières. Des gens en profitent, serions-nous différents à leurs places ? N'est-ce pas la leçon que nous méritons, la leçon de notre laisser aller ?
Attention cependant, nous ne voulons pas tomber dans le piège de la diabolisation en démontant les patrons mais il ne faut pas tomber dans l'effet inverse, les patrons ne sont pas non plus des anges rédempteurs venus nous punir de nos excès. Ils ont tout compris, et c'est là que le bat blesse : ils ont trop compris.
En n'usant pas de nos droits de citoyens, nous les abandonnons à l'Hydre.
Je ne hait les abrutis que quand ils ont du pouvoir, ils sont alors dangereux, mais tous nous avons un pouvoir souvent ignoré, inutilisé. Car c'est dur, et j'en suis le premier convaincu, de s'intéresser à tout les débats, de se créer un avis valable sur tout les sujets. De défendre nos libertés face à ceux qui croient qu'ils peuvent tout faire. Et qui d'ailleurs ont peut être raison.
C'est facile de rien faire, de brailler du fond de son fauteuil, agitant sa bière face à la télé. Facile, et pourquoi pas ? Comme disait Brassens :
"Encore s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changea, qu'enfin tout s'arrangea.
Depuis tant de grands soirs, que tant de têtes tombent,
Au paradis sur Terre on y serait déjà."
J'ai balancé par mal de choses qui me trottaient dans la tête ici, tout se contredit, tout simplement car je n'ai pas la solution ultime, la voie qu'il faut suivre. N'étant pas capable de me guider moi-même, je me voit mal faire semblant dans un article.
L'Hérisson, ébouriffé.
29 mars 2009
Le monde idéal serait un monde où je ne pourrais me rendre compte de son absurdité. En étant con, par exemple.
08 mars 2009
La Journée de la Femme
Aujourd'hui c'est la Journée de la Femme. Ah que c'est beau. Ah que c'est charmant. Que c'est drôle aussi. Que j'aimerais rencontrer celui qui a inventé cette journée. Son bureau se situe certainement à proximité de celui où l'on surveille la rotation de la Terre, à l'étage de la connerie.
Ah mais je suis mauvaise langue, c'est un beau geste. On reconnaît que la femme mérite un jour dédié à Elle. Fini le machisme, le toro-machisme ! Le féminisme a gagné ! Enfin nous pouvons voir naître une société basée sur des idées saines de libertés et d'égalités. Les fleurs fleurissent, les enfants naissent le sourire aux lèvres et l'ange aux gouttières, les ruisseaux ruissellent, les parapets parapètent, les cons conspirent.
Et si...non... Je vais paraître quelque peu paranoïaque mais tant pis. Et si...c'était juste pour faire semblant ? Non, non partez pas c'était une hypothèse ! Je me demande quand même... tous ces hommages, car la Femme n'est pas la seule déifiée. Il y a la fête du travail, la journée des morts, le jour de l'écologie, la célébration de la victoire française sur les méchants Allemands, les 24 heures du Mans, l'heure du crime, la minute de silence. Ça fait un paquet de fragments de temps consacrés à vénérer des choses qui apparaissent (et sont montrées) comme importantes.
Est ce sincère ? N'est ce pas un peu malsain de déclarer UNE journée de la femme ? Qu'en est il des 364 autres jours ? Sont-ce les journées de l'Homme, le vrai, le viril ? Je ne peux que me crisper quand on me parle d'une journée de quelque chose, comme si 24h de réfléxion (si tant est qu'il y ait une réflexion) suffisait à régler les problèmes pour un an. Les problèmes de conscience peut être. Plutôt qu'une uniformisation des hommes et des femmes, pour tendre vers moins de sexisme, j'y vois une tentative de "discrimination positive".
Sous des airs de sainteté, n'y aurait il pas du faux ? Voire, aller soyons fous et lâchons le mot, de l'hypocrisie ? De l'absurde ? L'homme cessera t'il de battre sa femme aujourd'hui ? Peut être est ce dans la mouvance...on a vu des quotas hommes/femmes être imposés aux partis politiques, comme si ils devaient choisir leurs dirigeants selon leur sexe et non pas selon leurs qualités. Ces quotas forcent à disposer d'un nombre relativement égal de membres des deux sexes, quitte à refuser un homme ou une femme conpétent pour un moins bon sous prétexte que son sexe est trop représenté...
Mais allons jusqu'au bout de ces bêtises. Nous avons instauré la journée de la Femme ne nous arrêtons pas en si bon chemin, ça serait dommage. Je le déclare ici, j'apporte mon soutien absolu au politique, député et où je-ne-sais-quel scribouillard qui aura l'audace d'aller plus loin. De faire plus fort.
Aller foncez, chers politiques ! Si il y une journée de la Femme, pourquoi n'y aurait il pas une journée du Nègre ? Une journée de l'Arabe ? N'ayons pas peur des mots, et carrément instaurons la semaine des manchots, le mois des catholiques, l'année des banquiers et voire, pour les plus visionnaires : le siècle des cons.
Hérissonnement,
Hérisson.
04 mars 2009
Napoléon III et Hitler ont été élu au suffrage universel.
Louis XIV a dépensé une somme folle pour construire Versailles.
Fidel Castro était peut être sincère au début.
Madame Bovary s'est rendu compte qu'elle aimait Charles finalement.
Les Misérables n'aurait pas connu de succès si les pauvres étaient riches.
Demain est un autre hier si on ne fait rien.
Hier est un ancien demain où on n'a rien fait.
12 janvier 2009
La guerre reprend à 15 heures.
Mercredi dernier, bloqué par la neige, j'écoutais les informations et quelque chose m'a fait dresser les chevaux et monter sur mes grands cheveux.
Ca parlait de la crise israëlo-palestienne et comme à peu près tout les 6 mois depuis 50ans, des méchants d'Israël tuaient des gentils de Palestine.
L'annonce du journaliste n'en demeura pas moins croustillante :
"Israël à décidé de stopper les bombardements sur la Bande de Gaza (dont on n'a jamais vu la tête d'ailleurs) de 12h à 15h pour permettre aux missions humanitaires de venir en aide aux palestiniens."
Tant de solidarité me touche, surtout de la part d'un pays qui est dans le camp des méchants à la télé, et je voulais juste partager mon émotion comme n'importe quelle personne qui donne son avis sur la guerre quand on lui demande pas.
Pendant sa tournée 'peace and love' au Moyen-Orient, Sarkozy à brassé, voire bradé en ces temps de soldes, de l'air comme à son habitude mais comme dirais-je : 'le vent souffle, la Terre tourne, les fleuves coulent, que demande le peuple ?'
A force de se le demander les membres des plus hautes sphères du pouvoir politique en ont des vertiges.
L'Hérisson.
18 novembre 2008
Génération Faignéant, comment combattre (mollement) ?
On nous le dit, on nous le répète, on nous l'assène (et pas que Lupin) :
Nous sommes de gros faignéants.
Tous le disent : profs, parents, politiques, psychologues, vieux pépés, agents de la CIA, avec plus ou moins de diplomatie, tu veux pas un gâteau au chocolat ? Comme elle est trop belle la présentation : Goûte ! (BWAAHAHAHAH, C'EST DU SURGELE LECLERC, OUNED !!).
Bref ya pas mal de gens qui nous esquintent le dos avec des "Ah la jeunesse de nos jours..." des "A de not' temps on connaissait les vraies valeurs !".
(Que celui qui a sorti 'Travail, Famille, Patrie' se dénonce !)
Tout cela fait que nous, les jeunes, les morveux, les assistés, autrement dit "la frange la plus totalement parasitaire de la population" comme disait Desproges, en avons marre. Marre de se faire tabasser l'idéal sans pouvoir répliquer ! "Ah mais c'est qu'ils seraient insolents, en plus !" répondront les accusés.
Oui, car la jeunesse en plus de s'en prendre dans le pif ne peut pas répondre. Fi de tout cela, levons nous, frères (et soeurs, faut toujours des infirmes, des infirmières sur le front pour valoriser aider le combattant) jeunes contre les barbares impies, guerriers rôdés de cette contrée inconnue : la Vieilliesse.
Cette contrée parlons en ! C'est quoi ? C'est où ? Fait il bon y vivre ? Ya t'il des concerts de Tokyo Hotel ?
Bon déjà ne nous emballons pas, les Vieux (les habitants de cette contrée) écoutent uniquement des auteurs qui étaient majeur AVANT la chute de l'URSS (si si c'est possible !). Autant dire que la différence culturelle entre nos deux nations est de taille. Et c'est pas comme si on faisait aucun effort pour s'adapter (on sait qui est Edith Piaf nous, alors que vous Christophe Maé vous connaissez pas !). A la question fait il bon y vivre, je sauterais sur l'occasion pour placer un magnifique : NON !
Non, il ne fait pas bon vivre la bas car, contrairement à notre tendre et doux pays, chez les Vieux, le confort physico-mental est inversement proportionel à la durée de séjour. En gros : plus on y reste longtemps, plus c'est moins bien. Mais alors pourquoi il y vont, ces cons, me diriez vous assez insolement ?
Parce qu'ils sont bêtes, voilà tout.
La situation géographique est assez flou, à vrai dire les limites concrètes entre ces deux pays ne sont pas tranchées, car les Vieux ont progressivement envahis le royaume des jeunes à partir du début du siècle. Et personne n'as réagi ! Tout simplement car dans la légende populaire les Vieux étaient de charmants bonhomme/femme, acceuillant et bienveillant et surtout : peu nombreux.
Ca c'est avéré faux par la suite, quand on s'est rendu compte que la plupart d'entre eux ne FONT RIEN pour enrichir le pays. C'est désolant et pourtant vrai.
Cette contrée, c'est quoi ? C'est un repaire des pires brigands de la planête, des plus grands voleurs de l'Humanité. Cette contrée c'est le MAL, le Diable y aiguise ses cornes dans le noir et il paraît même qu'ils arrivent à regarder 2h de Derrick d'affilés ! Bref un pays d'être inhumains.
Maintenant que nous connaissons l'agresseur, demandons nous: Comment le battre ? La battre ? L'abattre ? Bon, tout d'abord rangez cette fourche. Si, si celle là, dans votre dos. Voilà, c'est mieux. Heuresement dans cette lutte, nous ne sommes pas seul. Car le gouvernement français, composé uniquement de D'jeunz, qui tente par leur charisme, leur idée, leur force, d'endiguer le Fléau qui se dresse face à eux. Leurs méthodes ? Reprenons les ensemble, mes frères (et mes soeurs, toujours) : liquidons leur vivres ! Saccageons leurs revenus ! Commençons par démanteler la Sécurité Sociale (on est jeunes on est en pleine forme, nous) puis le système de retraitres (merde on va pas payer pour des trucs qu'on aura jamais !) mais surtout, surtout anéantissons leurs effectifs.
"Mais comment faire ? Le meurtre est interdit même pour les envahisseurs !" allez vous me crier dans les oreilles (sympa, je retiens...). Facile, pensons sur le long terme.
Si plus personne deviens vieux, inexorablement, et combiné avec les deux autres méthodes, ils devraient rapidement déchanter (heuresement, car je veux pas être méchant mais vous chantez faux, vous les vieux).
"Mais comment qu'on fait pour pas devenir vieux ?" allez vous encore me crier dans les oreilles... J'y arrive.
Eh bien il y a trois solutions :
_le suicide;
_la cryogénisation;
_Peter Pan.
Histoire de rester dans le chaos où stagne ce texte commençons par la deuxième solution : la cryogénisation. Bon, au risque de briser l'ultime fantasme de tout sciencefictiofan, je vais citer l'Abbé Pierre : "C'est pas possible". Dommage, car grâce à ça les Héros Jeunes auraient pu continuer le combat au fil des siècles, surgissant car la menace se ferait trop menaçante et euthanasiant les résistants. Dommage.
Troisième solution : Peter Pan.
Oui, Peter Pan z'avez bien lu. Qu'on parle de celui de Loisel ou de Disney, Peter Pan vit au pays de l'éternelle jeunesse. Plutôt pratique, non ? L'idée est bien sûr ou de déplacer la population jeune sur l'Île Imaginaire ou bien de déplacer l'Île Imaginaire à l'endroit où se trouve la population jeune.
Que choisir ?
La solution où nous aurons le moins à bouger, évidement... Cela permettrais deux choses : tout d'abord éliminer la possibilité que les Vieux existe dans un laps de temps plus ou moins court (il est prouvé scientifiquement qu'une personne ne peux pas rester vraiment vieille plus d'un demi-siècle), mais aussi d'empêcher les Jeunes actuels de passer dans l'autre camp.
La solution idéale.
Passons à la dernière solution j'ai une passion sur le feu : le suicide. Le suicide, c'est quoi ? Le suicide c'est un grand pied de nez à la vie, à Mr la Mort (oui la Mort est un homme, dixit Pratchett), au grand foutoir qu'est la Destinée (celle là elle en a portée de belle sur son dos) et à tout son entourage.
Et surtout aux Vieux, car le suicide c'est avant tout dire : "Non je deviendrais jamais comme
vous, non je n'accepte pas, je ne veux pas de ça de vous, de tout."
Et ça le fait qu'une personne refuse la Vie, on n'comprend pas, c'est étonnant. Et ça coupe l'herbe sous la pantoufle du Vieux, et toc.
J'ai bien entendu conscience que ces trois solutions ne sont pas viables. Les deux premières sont utopiques (ou idéalistes dirait celle qui me sert de prof de philo) et la dernière et dangereuse. Car si la totalité des Jeunes se suicident, nous laisserions notre Patrie à l'ennemi !!
L'ultime moyen serait le suivant : puisque la Jeunesse du corps est voué à disparaître, restons Jeune de l'esprit. Vivons longtemps, vivons jeunes (jingle !).
Je terminerais cet article, assez long et donc par conséquent ennuyeux en posant deux questions irrépondables pour imprimer l'étiquette de "gamin pourri gâté" que j'ai gracieusement offerte :
Peut on censément enfermer la Jeunesse dans l'institution scolaire en lui agitant sous le nez
la frêle Carotte de la Réussite ?
Faut il gâcher les années folles de la vie pour survivre dans ses années fades ?
L'Hérisson, son son.
PS : la "limite" de la Vieillesse est actuellement situé à la cinquantaine.